NOTRE FERME AUX PORTES DU VERDON

Grand canyon du Verdon © Luisa Puccini

A dix kilomètres du Parc naturel régional du Verdon, nous profitons d'une région sauvage et naturelle exceptionnelle.

 

Entrecasteaux et son ancienne forteresse © XDR

Entrecasteaux, petit village du Haut-Var, est situé dans un écrin de verdure, avec son chateau du XIème siècle et son jardin Le Nôtre. Propriété de Françoise de Sévigné, du comte de Grignan mais aussi de l'Amiral Bruny envoyé à la recherche de la Pérouse par Louis XVI, c'est aujourd'hui un musée privé à ne pas manquer.

 

Notre ferme se situe à quatre kilomètres du village dans une petite clairière au milieu de la forêt et loin de toute pollution urbaine.

Accessible par une carraire (chemin de transhumance), l'ensemble du site, culture et habitation, est totalement isolé et autonome, raison principale pour laquelle nous nous y sommes établit.

 

Une profonde nappe phréatique délivre son eau pure et l'énergie du soleil apporte l'électricité nécessaire.

Quatre serres couvrant 440 m2 de bassins entourent notre habitation. Nous avons ainsi l'œil dessus à chaque instant de la journée. La nuit, l'oreille reste attentive au bruit intermittent de l'eau en mouvement.

 

 

UNE CULTURE PAYSANNE ECO-RESPONSABLE

C'est une culture qui s'inscrit dans un modèle de respect de l'environnement, de durabilité et de développement du tissu social.

 

Un impact quasi inexistant sur la nature :

  • Des serres de moins d'un mètre quatre-vingt de hauteur. Cela permet de se fondre dans le paysage, de diminuer la consommation de matériels comme la bâche de serre ou les filets d'ombrage, d'éviter le gaspillage en temps et en papiers que demandent les autorisations administratives.
  • Une consommation énergétique limitée à l'essentiel. Une culture agitée par des moteurs d'essuie-glace recyclés, un éclairage à LED pour le travail nocturne, une récolte à la main ou à l'aide d'une petite pompe d'aquarium, un séchoir solaire, un pressage et une extrusion manuelle, une transformation en brindilles et un emballage à la main.
  • Des purges espacées. L'eau de culture est décalcifiée* pour éviter la précipitation du calcaire et les boues qui s'ensuivent au fond du bassin. Une agitation nocturne améliore l'oxygénation et favorise l'auto-épuration du milieu.
  • Un renouvellement du milieu de culture minimisé grâce à une salinité réduite ainsi qu'une culture raisonnée et extensive. Le milieu de culture usagé est transféré dans un bassin de décantation. Une fois l'eau évaporée, il reste principalement du chlorure de sodium (sel) et du bicarbonate, recyclés en pain de sel pour nos chèvres.

 

Un relationnel privilégié :

Par la vente directe nous sommes au plus proche de nos consom'acteurs. Que ce soit sur les marchés provençaux, lors de visites à la ferme, sur les foires bios ou même par le réseau internet, nous essayons de développer ce tissu social indispensable à la vie en communauté et de faire découvrir les bienfaits nutritionnels de la spiruline.

 

 

UNE DEMARCHE QUALITE

© Josh Keyes

 

Affiliés à la Fédération des Spiruliniers de France nous appliquons leur charte d'engagement, dont le respect du Guide de Bonnes Pratiques et d’Hygiène ; la conformité avec la réglementation sanitaire en vigueur ; des analyses qualité réalisées par un laboratoire agréé COFRAC.

 

Mais le respect des normes d'hygiène et les analyses ne garantissent pas la qualité nutritive. Par conséquent, au-delà de cette charte nous mettons tout en æuvre pour produire une spiruline naturelle, aux apports nutritifs optimums, phycocyanine comprise :

 

Une eau pure provenant d'une nappe phréatique à 45 m de profondeur. Les terres très argileuses de la région sont un excellent filtre et protègent cette eau de très bonne qualité. En effet, l'eau du robinet n'est pas aussi parfaite qu'on le pense (Il a été reconnu en 13ème législature du Sénat le 14/10/2010, que les distributeurs d'eau potable ajoutent des sels d'aluminium afin de rendre l'eau plus claire).

Une culture raisonnée et extensive. Raisonnée par un apport de nutriments bien dosés, en privilégiant la qualité au rendement. Extensive en ayant huit bassins, permettant la rotation des récoltes. Ainsi nous respectons le cycle biologique de la spiruline et lui donnons le temps de se développer dans les meilleures conditions pour une qualité de premier ordre.

Un ombrage plus présent. Si un ombrage plus conséquent diminue la production, il est avéré qu'il entraine un taux de phycocyanine plus élevé. Encore une fois tout est une question d'étique.

Une récolte au crépuscule. Avant que la spiruline ne s'éveille aux premiers rayons du soleil, ses qualités nutritives sont plus élevées, notamment en protéines.

Récolte du bassin à 4h du matin. Un éclairage rouge n'attire pas les insectes et permet de garder la vision nocturne. De plus sa consommation énergétique est moindre, © Cyril et Sylvie.

 

Séchoir solaire spiruline d'Entrecasteaux Var Ribas Cyril

Un séchage solaire à 40°. Le séchage doux permet de conserver toute la teneur en vitamines, minéraux et phycocyanine de la spiruline. Au-delà, la destruction irréversible de certains éléments constituant sera proportionnelle à l'excès de température. La phycocyanine également (voir notre test). Un séchage à cæur en moins de 5 à 6h est également nécessaire pour une bonne conservation. Mal séchée, une fermentation apparait, trahie par une odeur et un goût nauséabonds. Dans son milieu naturel et à plus forte raison sous une serre, la spiruline ne survit pas dans une eau supérieure à 42°.

Une agitation nocturne des bassins. La nuit, l'agitation des bassins oxygène davantage le milieu. Comme tous les végétaux, la spiruline absorbe l'oxygène pendant la nuit et rejette du gaz carbonique. L'agitation permet également une meilleure auto-épuration du milieu et réduit d'autant l'impact sur l'environnement, bien que très modeste.

 

Dans une culture par nature proche des hommes et de la planète, nous n'utilisons aucun pesticide, insecticide, fongicide, conservateur, additif, agglomérant, stabilisant, ionisant... qu'il soit bio ou non.                          

                                                        Abeille chargée de pollen © Cyril & Sylvie.

 

 

 

UNE SPIRULINE NATURELLE ET BIO

 

A droite Motus, le Bouc dominant anglo-nubien, avec Chipie sa préférée, © Cyril & Sylvie.

 

 

Naturelle : A l'image de la plupart des cultures artisanales françaises, nous cultivons une spiruline 100% naturelle. Une culture qui n'utilise aucun pesticide, fongicide, conservateur, agglomérant, ionisant ou autres. Une culture produite avec des intrants minéraux de première qualité, issus d'une chimie certes, mais d'une chimie propre, à l'image du bicarbonate de soude alimentaire utilisé dans de nombreuses recettes de grand-mères.

 

Bio :  Un de nos bassins est réservé à une culture Bio. Pas au sens du Bio définit par un label (qui n'existe pas en spiruline pour le moment et qui de toute façon pour les autres cultures accepte de nombreux pesticides), mais au sens du Bio de biologique, issue de la nature sans aucune transformation par la main de l'homme.

Pour cela, nous avons fait appel à nos chèvres et plus précisément à leur urine. En effet, l'urine contient tous les éléments nutritifs dont à besoin la spiruline (azote, phosphate, potasse, oligo-éléments...). Quoi de plus bio, naturel et éco-responsable que d'utiliser l'urine de chèvres plutôt que des produits chimiques de synthèse même s'ils sont sans danger dans la culture de spiruline ?

Et puis c'est une emprunte carbone zéro, une spiruline 100% bio et un peu plus "sauvage", un respect de l'environnement encore plus prononcé et enfin une alternative aux gros industriels de la chimie.

 

Dans le fumier de nos potagers, l'urine de cheval joue un rôle prépondérant depuis des siècles pour les mêmes raisons de richesse en éléments nutritifs.

Pour en savoir plus lire "L'urine de l'or liquide au jardin", guide pratique pour produire ses fruits et légumes en utilisant les urines et composts locaux.

 

Notre bassin de production conduit à l'urine est uniquement à usage familiale et pour les proches. L'inconscient collectif n'est pas encore prêt a accepter cette méthode de culture, aussi naturelle soit-elle.

 

P.S. : Le chercheur Jens Hauslage de l'Agence Spatiale Européenne, explique que dans l'espace les plants de tomates, poivrons et autres devront être arrosées par l’urine humaine, qu'il considère comme « l’or jaune ». C'est LA possibilité de produire des légumes sur des systèmes fermés.

 

* La décalcification se fait simplement en mettant 500 g de carbonate de sodium par m3 d'eau. Le calcaire précipite en 48 h et se retrouve au fond du contenant. Une fois l'eau douce prélevée, ce dépôt calcaire en poudre n'est autre que du Blanc de Meudon ou d'Espagne. Nous l'utilisons pour épaissir les peintures à la chaux, faire du mastic de vitrier en l'additionnant d'huile de lin, ou encore dans la composition de nos dentifrices maison.

 

 

CONSEILS DIVERS POUR VOUS LANCER

 

Fabrication d'une roue à aubes

 

Fabrication d'un séchoir solaire

 

Construire un bassin de spiruline

 

Test de phycocyanine

Test des caroténoïdes

 

 

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