SPIRULINE ET VITAMINE B12

Sources : Voir l'article complet sur le site Natésis

 

1991, 1ères recherches : mise en évidence de deux formes de vitamine B12 dans la spiruline

En 1991, les travaux de Dagnelie laissent entendre que la biodisponibilité de la vitamine B12 de la spiruline serait discutable. 

Par la suite, deux études menées par Watanabe et ses équipes (1999 et 2002), indiquent que la spiruline contiendrait majoritairement une pseudo-vitamine B12 qui ne serait pas intéressante comme source d’apport en vitamine B12.

Dans leur étude de 1999, Watanabe et son équipe veulent vérifier les teneurs en vitamine B12 de comprimés de spiruline. Pour cela, ils déterminent la quantité de vitamine B12 par méthode microbiologique (à l’aide de Lactobacillus leichmannii ATCC 7830) et par méthode de chimiluminescence du facteur intrinsèque.

Les valeurs qu’ils trouvent sont environ 6 à 9 fois plus élevées avec la méthode microbiologique qu’avec la méthode de chimiluminescence. La méthode microbiologique révèle la présence de vitamine B12 dérivée de diverses formes (composés de substitution et/ou formes analogues inactives). Ils constatent également la présence d’une petite quantité de vitamine B12 active par liaison au facteur intrinsèque. Deux analogues (majeur et mineur) de facteur intrinsèque de vitamine B12 active sont alors purifiés par différentes méthodes. La fraction majeure est identifiée comme étant de la pseudo-vitamine B12, tandis que la fraction mineure est reconnue comme étant de la vitamine B12 active. Cette vitamine B12 active présentait 17 % de la quantité totale de vitamine B12 de la spiruline.

En 2002, Watanabe et ses collègues évaluent la présence de vitamine B12 par méthode microbiologique (Lactobacillus delbrueckii subsp. lactis ATCC 7830) et concluent que la pseudo-vitamine B12 prédomine dans les comprimés de spiruline.

En 2007, une étude néerlandaise menée sur des rats, démontre que la vitamine B12 de la spiruline serait bien absorbée par l’organisme, contrairement à ce que suggéraient quelques études antérieures.

Toujours en 2007, Watanabe compile les résultats de différentes recherches menées sur la vitamine B12 de la spiruline : il en ressort que les résultats de certaines études semblent un peu contradictoires. Le scientifique en conclue que des études complémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre la biodisponibilité de la vitamine B12 de la spiruline dans l’organisme humain.

 

 

2010 : confirmation de la présence de vitamine B12 active dans la spiruline 

En 2010, Kumudha et son équipe identifient et quantifient la méthylcobalamine (forme active de la vitamine B12) de la spiruline Spirulina platensis : ils identifient la vitamine B12 par HPLC et CCM, et confirme l’authenticité de la méthylcobalamine par LC-MS et MS/MS.

Ils quantifient cette méthylcobalamine par essai microbiologique et test de chimiluminescence et trouvent respectivement des teneurs de 38,5 µg (+/- 2 µg) et de 35,7 µg (+/- 2 µg) pour 100 g de biomasse sèche.

En se basant sur les résultats obtenus lors de cette dernière étude, nous pouvons en déduire qu’une dose journalière de 3 g de spiruline (6 cp de 500 mg) apporterait autour de 1,1 µg de vitamine B12 active. Sachant que les apports journaliers recommandés (AJR) en vitamine B12 sont de 2,5 µg, nous pouvons en conclure que 3 g de spiruline apporterait environ 44 % des AJR en vitamine B12 active.

 

Publié dans #Pages annexes

Repost 0